For a Special Announcement, Click Here


Provided as a courtesy to the individual(s) behind www.jwbloodreview.org. Content unedited. Anonymous.

LES TÉMOINS DE JÉHOVAH ET LE DÉCRET APOSTOLIQUE "DE S'ABSTENIR DU SANG"

Vue d'ensemble

La compréhension des Témoins de Jéhovah portant sur des sujets doctrinaux est éclairée par les publications de la Société Watchtower. Bien que des Témoins de Jéhovah, individuellement, puissent se sentir à l'aise de s'enquérir d'éclaircissements sur des sujets doctrinaux, relativement peu d'entre eux réalisent que la Société prend en considération les suggestions bien pensées et formulées pour les changements doctrinaux, à condition qu'elles soient faites de la façon prescrite dans la littérature de la Société. La "doctrine sur le sang" est probablement l'exemple le plus clair de ce processus en action. En 1951, en réponse à de nombreuses questions des Témoins de Jéhovah, la Société clarifiait considérablement la doctrine sur le sang. Sa conclusion fondamentale était que le décret apostolique contenu en Actes 15:29 "de s'abstenir du sang", interdisait les transfusions sanguines. Depuis ce moment-là, les changements survenus dans les pratiques médicales et les technologies ont fait surgir davantage de suggestions et des questions de personnes qui sont Témoins de Jéhovah et, ainsi, différents ajustements de la "politique du sang" en ont résulté. Des ajustements subséquents ont eu tendance à reconnaître que plusieurs décisions relatives à l'utilisation médicale du sang relèvent de la conscience individuelle. Il est important de réaliser que ce processus de changement a été provoqué par des développements au sein de la science médicale plutôt que par quelque nouvelle perspicacité ou compréhension des Écritures. Étant donné l'état de changements courants à propos de la doctrine sur le sang, il semble approprié de réexaminer les questions scripturaires, plutôt que médicales, impliquées dans l'utilisation médicale du sang. En harmonie avec les procédures permettant de faire des suggestions à la Société tel qu'indiquées dans La Tour de Garde, le but de cet article est de suggérer que la Société réexamine la base scripturaire de la doctrine sur le sang. Nous croyons que les princip! ales conclusions de cette étude, résumées plus loin, fournissent une base scripturaire claire pour une telle reconsidération. Il est important de réaliser que chacune des conclusions suivantes, à l'exception de la dernière (5), sont soutenues par la littérature publiée par la Société.

1. Le décret apostolique qui se trouve en Actes 15:20, 28, 29, qui dit "de s'abstenir du sang" est basé sur les normes fournies à l'humanité, par l'entremise de Noé, après le déluge. Ce n'est pas une imposition faite aux chrétiens de la loi mosaïque ou d'une portion de celle-ci. (Unis dans le culte du seul vrai Dieu, page 149.)

Unis dans le culte du seul vrai Dieu, page 149*

La loi mosaïque - Que représente-t-elle pour vous?

8 Au premier siècle, lorsque la question portant sur l'application de la loi mosaïque aux chrétiens non juifs lui fut soumise, le collège central qui siégeait à Jérusalem rendit une décision conforme à ces faits. Il reconnut en effet que Jéhovah n'avait pas demandé aux croyants non juifs d'accomplir les oeuvres requises par la loi mosaïque avant de daigner leur accorder l'esprit saint. Certes, le collège central énuméra bien parmi les "choses nécessaires" certaines interdictions qui figuraient aussi dans la Loi. Toutefois, ces commandements-là étaient fondés sur le récit que la Bible fait d'événements antérieurs à la promulgation de la Loi. Dès lors, ce collège n'imposait nullement aux chrétiens non juifs le devoir de se conformer à tout ou partie de la loi mosaïque. En revanche, il confirmait des principes qui étaient déjà reconnus avant Moïse. - Actes 15:28, 29; voir Genèse 9:3, 4; 34:2-7; 35:2-5.

2. Spécifiquement, le décret apostolique était une confirmation de la loi noachite à propos du sang. (Unis dans le culte du seul vrai Dieu, page 149.) Du point de vue de Jéhovah, toute l'humanité est obligée d'adhérer à la loi noachite, dont l'intention de base était de mettre l'emphase sur le respect de la vie. ('Insight on the Scriptures', vol. 1, page 345, par. 6*. 'Étude Perspicace', vol.2, 892)

Étude Perspicace, vol.2,892, Sang

Après le déluge, Noé et ses fils, les ancêtres de tout humain vivant aujourd'hui, reçurent l'ordre de respecter la vie, le sang, de leur prochain (Gn 9:1, 5, 6). Par ailleurs, dans sa bonté, Dieu leur permit d'ajouter la viande animale à leur alimentation. Toutefois, ils devaient reconnaître que la vie de tout animal tué pour servir de nourriture appartenait à Dieu, ce qu'ils feraient en versant son sang à terre comme de l'eau. C'était comme le rendre à Dieu, plutôt que de l'employer à un usage personnel. - Dt 12:15, 16.

3. La loi mosaïque obligeait Israël (et ceux qui adoptaient ce culte avec Israël) à se conformer à des normes spéciales qui étaient conséquentes avec la loi noachite, mais qui allaient bien au-delà. La loi mosaïque ne s'appliquait pas et ne s'applique pas à l'humanité en général. Elle a été accomplie. ('Insight on the Scriptures', vol. 1, page 345, par. 6.)

4. En Deutéronome 14: 21, Dieu permit aux Israélites de vendre des animaux n'ayant pas été saignés qui étaient trouvés déjà morts pour être utilisés comme nourriture par les "résidents étrangers" et les "étrangers". La loi noachite, mais pas la loi mosaïque, s'appliquait à ces gens puisque qu'il faisait partie de l'humanité dans son ensemble, mais ils ne faisaient pas partie d'Israël. La distinction ici se trouve entre les animaux que les humains avaient tués pour se nourrir, qui étaient couverts par la loi noachite, et, ceux qui étaient trouvés déjà morts, comme nous le verrons, n'étaient pas couverts par la loi noachite. Auraient-ils été couverts que le fait de les utiliser pour se nourrir aurait été interdit. ('Insight on the Scriptures', vol. 1, page 345, par. 6*. Étude Perspicace-Vol 2, 893-4)

Étude Perspicace-Vol 2, 893-4, Sang

En Deutéronome 14:21, il fut permis de vendre à un résident étranger ou à un étranger un animal mort de lui-même ou qui avait été déchiré par une bête sauvage. Ainsi, une distinction était faite entre le sang de ces animaux et celui d'animaux qu'on abattait pour les consommer (voir Lv 17:14-16). Les Israélites, tout comme les résidents étrangers qui adhéraient au vrai culte et se plaçaient sous l'alliance de la Loi, étaient obligés de suivre les exigences élevées de cette Loi. Les hommes de toutes les nations étaient liés par l'exigence de Genèse 9:3, 4, mais, à ceux qui étaient sous la Loi, Dieu imposait, par le respect de cette exigence, une norme plus élevée qu'aux étrangers et résidents étrangers qui n'étaient pas devenus ses adorateurs.

5. La conclusion est que la loi noachite, qui était à la base du décret apostolique, s'applique seulement au sang obtenu par une personne tuant une créature. Bien que la loi mosaïque puisse fournir des motifs pour l'interdiction des transfusions sanguines, la loi noachite ne fournit aucuns motifs pour en venir à cette conclusion, parce que le sang donné n'est pas obtenu par le fait d'avoir tuer des humains ou des animaux.

Évidemment, cette dernière conclusion diffère de la position courante de la Société. Toutefois, le contenu de ce qui est présenté plus loin, déterminera que cette conclusion est non seulement conséquente avec l'écriture, mais aussi avec plusieurs des points de vue exprimés par la Société. De plus, son adoption pourrait résoudre des contradictions restantes et des sources de confusion liées avec le statut courant de la doctrine sur le sang. Jéhovah est un Dieu, non pas de désordre, mais de paix. (1 Corinthiens 3:33)

1. INTRODUCTION

Le caractère sacré de la vie est une doctrine fondamentale des Témoins de Jéhovah. Les Témoins sont aussi familiers avec les écritures enseignant de "s'abstenir du sang". Les deux idées proviennent du commandement de Dieu donné à Noé après le déluge. (Actes 15:28, 29; Genèse 9:1-17) Toutefois, les Témoins se sentent concernés quant à l'à-propos d'accepter une transfusion sanguine. La position de la Société Watchtower sur le sang semble simple : les Témoins de Jéhovah doivent s'abstenir du sang. En dépit de cette apparente simplicité, les points de vue de la Société sur l'utilisation médicale du sang ont connu de substantiels changements et, en fait, les Témoins de Jéhovah ne s'abstiennent pas de toutes les utilisations médicales du sang.

La position originale voulant que l'utilisation du sang entier ou des ses composants soit mauvaise, a évoluée jusqu'à la compréhension actuelle, présentée dans une récente rubrique "Questions des lecteurs" ("The Watchtower", 15 juin 2000. Comparez avec "The Watchtower", 15 février 1963, page 124) à savoir que l'utilisation de la plupart des composants sanguins est une question de conscience individuelle. Puisque la Société n'endosse pas l'utilisation du sang, au cours des années, elle a rendu superflu plusieurs de ses précédentes interdictions sur l'utilisation médicale de certaines parties du sang en réponse aux questions soumises par des Témoins. En fait, l'article de la Tour de Garde du 15 juin 2000, est un exemple d'un éclaircissement supplémentaire de la position de la Société sur le sang qui provient d'une question soumise. À cet effet, il convient de noter que l'interdiction originale sur les transfusions sanguines fut apparemment établie à l'instigation d'individus qui étaient Témoins. Par exemple, dans le périodique The Watchtower, du premier mai 1950, la Société déclarait que : "Nos déclarations publiées concernant ce sujet sont dues en raison de ceux qui se tournent vers nous pour une direction spirituelle, et ne sont pas publiées pour causer une division parmi le peuple de Jéhovah. Très souvent nous sommes confrontés avec des demandes d'informations au sujet des transfusions sanguines, particulièrement pour que nous prononcions une sanction à l'encontre de cette pratique médicale." À ce moment-là, la Société ne faisait pas (ou n'appliquait pas) une interdiction sur le sang soit par l'excommunication (l'exclusion) ou requérant l'évitement des membres qui acceptaient en toute conscience des transfusions sanguines. Plus tard, dans le périodique The Watchtower, du 15 janvier 1961, la Société, pour la première fois faisait de l'acceptation d'une transfusion sanguine une offense d'exclusion, signifiant qu'à partir de ce moment-là, pouvait être appliquer l'évite! ment à l'égard des membres qui acceptaient une transfusion. Ce changement confirmait que la Société continuait apparemment d'être à l'écoute de ceux qui se tournaient vers elle pour une direction spirituelle, parce qu'ils changèrent leur position en prononçant l'application de l'interdiction contre le fait de l'acceptation de la transfusion sanguine par les Témoins.

En dépit de l'historique de la Société consistant à écouter et à répondre aux suggestions, certains Témoins peuvent être inquiets que le fait de suggérer des changements doctrinaux à la Société, plutôt que de simplement poser des questions, serait inaproprié. Il est donc utile d'examiner si oui ou non il est approprié pour des Témoins de la base de faire des suggestions (qui peuvent être sous forme de questions) à la Société dans le but de changements doctrinaux. Nous ferons cet examen dans notre discussion dans la section 2 (a).

Le reste de cet article est organisé comme ceci : la section 2 (b) démontre que le décret apostolique en Actes 15:20, 29 et 21:25 était basé entièrement sur la loi noachite et que cela exclut spécifiquement l'idée que les chrétiens étaient assujettis à quelques dispositions que ce soit de la loi mosaïque. Cela est en accord avec la compréhension déclarée de la Société sur ce texte. La section 2 (c) discute de la loi noachite, qui met en lumière le fait que cette loi s'applique à toute l'humanité.

La relation de la loi noachite et de la loi mosaïque est examinée dans la section 2 (d), où l'argument scripturaire est pris en compte pour démontrer que la loi mosaïque avait des normes spéciales et plus élevées au sujet du sang que la loi noachite. Cette conclusion est basée sur les constatations suivantes : 1) la loi mosaïque interdisait les utilisations du sang au-delà des limites de la loi noachite; 2) Dieu permettait aux Israélites de donner ou de vendre aux 'résidents étrangers' ou aux 'étrangers' des viandes non saignées devant servir de nourriture à condition que l'animal n'avait pas été tué par un humain mais qu'il avait été trouvé mort. Parce que les 'résidents étrangers' et les 'indigènes' se trouvaient sous la loi noachite, la disposition de Dieu permettant de leur donner ou de leur vendre des animaux qui n'avaient pas été saignés pour qu'ils puissent les manger ne pouvait pas violer la loi noachite. Nous en concluons donc que cette partie de la loi noachite s'appliquait seulement au sang obtenu d'animaux tués dans le but de servir de nourriture. Ce qui précède s'avère être un point clé, parce que selon la compréhension de la Bible de la Société, et en particulier des écrits de Paul, les chrétiens ne se trouvent pas être sous les exigences de la loi mosaïque. Donc, les chrétiens ne sont pas obligés d'adhérer aux exigences de la loi mosaïque - une loi qui contient des normes plus élevées que la loi noachite -parce que cela serait un retour à la loi mosaïque. Notez les mots de Paul en référence avec la séparation qui existait entre les Juifs et les gentils en Éphésiens 2:15.1

"Par le moyen de sa chair il a aboli l'inimitié, la Loi des commandements consistant en décrets, pour qu'il puisse créer, en union avec lui, les deux peuples en un seul homme nouveau et faire la paix ; et pour qu'il puisse réconcilier pleinement les deux peuples en un seul corps pour Dieu, grâce au poteau de supplice, parce qu'il avait tué l'inimitié par le moyen de [sa personne]."

Et aussi en Romains 7:6:

"Mais maintenant nous avons été libérés de la Loi, parce que nous sommes morts à ce par quoi nous étions tenus ferme, afin que nous soyons esclaves dans un sens nouveau par l'esprit et non dans l'ancien sens par le code écrit."

La loi mosaïque imposait une série de normes à la seule nation d'Israël, et celle-ci incluait des normes plus élevées au sujet du sang que ne le faisait la loi noachite. Donc, les tentatives d'extraction de principes de la loi mosaïque peuvent résulter en exigences qui sont plus restrictives que la loi noachite elle-même.2 Cela peut résulter en un "autre fardeau" pour les chrétiens, celui-ci concernant le sang, qui n'est pas nécessaire. (Actes 15:28) La comparaison des lois mosaïque et noachite révèle que, bien que la loi mosaïque pouvait être suffisamment restrictive pour interdire les transfusions sanguines, la loi noachite ne contient pas d'éléments pour appuyer une telle interdiction. Ainsi le décret apostolique, lui-même basé exclusivement sur la loi noachite, n'est pas suffisant pour soutenir l'interdiction médicale du sang. La raison en est que le sang donné n'implique pas l'enlèvement intentionnel de la vie du donneur pour obtenir ce sang. Comme il sera montré plus loin, le seul but de la loi noachite au sujet du sang, était d'inculqué un sérieux et profond respect pour la vie, avec le sang étant utilisé en guise d'illustration pour la vie. Cela s'appliquait pour le sang seulement dans le contexte où la vie était délibérément enlevée, qu'elle le soit d'un animal ou d'un humain. La section 3 récapitule cette discussion.

2. DISCUSSION

Cette section examine en détail les points soulevés dans la vue d'ensemble et l'introduction. Pour plus de clarté, des points supplémentaires sont présentés dans la section des notes et références. La première sous-section examine la question à savoir si oui ou non il est acceptable pour une personne qui est Témoin de Jéhovah de présenter des suggestions à la Société pour un changement.

(a) Les Témoins, individuellement, devraient-ils faire des suggestions dans le but de changements doctrinaux?

L'intention, ici, n'est pas de réviser l'histoire de la doctrine sur le sang elle-même, mais de l'utiliser comme un exemple pour montrer que la Société est et a été ouverte aux suggestions aussi bien qu'aux questions des Témoins sincères. La Société a explicitement déclaré que cela est le cas. Bien qu'il semble que se fut particulièrement vrai au sujet de la doctrine sur le sang, la Société n'impose pas de restrictions sur les thèmes sur lesquels des suggestions peuvent être présentées. Considérez la discussion suivante dans La Tour de Garde qui approuve explicitement les suggestions aussi bien que les questions soumises par des Témoins sincères :

Tiré de La Tour de Garde du premier septembre 1982, page 20 :

Soumettons-nous fidèlement à l'ordre théocratique

15 Il arrive que des chrétiens attirent l'attention de la classe de l'"esclave" sur certaines questions de doctrine ou d'organisation qui, à leur avis, mériteraient d'être reconsidérées. Bien sûr, il n'est pas mal de faire des suggestions ou de demander des explications. La preuve en est qu'au premier siècle, on décida que Paul, Barnabas et quelques autres "monteraient à Jérusalem auprès des apôtres et des aînés" pour leur soumettre la question de la circoncision. Quand les anciens de Jérusalem eurent tranché cette question sous la direction de l'esprit saint, ils envoyèrent des frères dans différentes villes pour remettre "à ceux qui se trouvaient là, pour qu'ils les observent, les décrets arrêtés par les apôtres et les aînés qui étaient à Jérusalem". La soumission fidèle à ces décrets procura la bénédiction de Jéhovah, puisque "les congrégations s'affermissaient dans la foi et croissaient en nombre de jour en jour". - Actes 15:1 à 16:5.[c'est nous qui soulignons]

Comme nous l'avons vu, la doctrine sur le sang a amené de nombreuses questions de la part des lecteurs, plusieurs de celles-ci en réaction aux rapides changements dans le domaine de la science médicale. Nécessairement, ces changements ont incités plusieurs Témoins à chercher des éclaircissements, alors la Société a réexaminé la doctrine sur le sang plusieurs fois, principalement dans le but de décider si les nouvelles procédures médicales étaient acceptables ou non. Nous mettons l'accent sur le fait que l'article cité plus haut, permet aux Témoins de Jéhovah de faire des suggestions, pas juste de poser des questions, sur des sujets doctrinaux, à condition que cela soit fait d'une manière appropriée et respectueuse, tel que l'article l'explique plus loin :

Lorsqu'on a fait des suggestions, la bonne attitude consiste à laisser les frères mûrs qui dirigent l'oeuvre au sein de l'organisation de Jéhovah considérer ces questions dans la prière.[C'est nous qui soulignons]

La question est que le fait de faire des suggestions est acceptable à condition que l'individu qui les faits ne tente pas de créer des divisions en imposant son point de vue à la Société. Simplement, cet article montre que les Témoins de Jéhovah peuvent soumettre des points de vue divergents à la considération de la Société. De plus amples preuves que la Société est réceptive aux suggestions bien pensées, offertes de façon respectueuse, peuvent être trouver indirectement dans plusieurs rubriques 'Questions des lecteurs', lesquelles, ensemble, servent en effet à définir la doctrine sur le sang.3 Une partie de la plus récente rubrique 'Questions des lecteurs', qui éclaircit davantage la politique à savoir quelles parties du sang peuvent être acceptables pour les Témoins de Jéhovah, est reproduite ici :

Tiré de La Tour de Garde du 15 juin 2000, pages 29 à 31 :

Les Témoins de Jéhovah acceptent-ils n'importe quel produit médical dérivés du sang?

[Une portion du texte est omise]

"Tout comme le plasma sanguin peut être une source de différentes fractions, les autres composés principaux (globules rouges, globules blancs, plaquettes) peuvent être transformés pour isoler des parties plus petites. Par exemple, les globules blancs du sang peuvent être une source d'interférons et d'interleukines, utilisés pour traiter certaines infections virales et des cancers. Les plaquettes peuvent être transformées pour extraire un facteur de cicatrisation. Et d'autres médications qui vont voir le jour, contiendrons (au moins initialement) des extraits de composés sanguins. De tels traitements ne sont pas des transfusions de ces composés principaux; toutefois, ils contiennent habituellement des extraits ou des fractions. Est-ce que les chrétiens devraient accepter ces fractions dans un traitement médical? Nous ne pouvons pas le dire. La Bible ne donne pas de détails à ce sujet, alors un chrétien doit prendre sa propre décision avec sa conscience devant Dieu."

"Quelques-uns pourraient refuser quoi que ce soit dérivé du sang (mêmes des fractions conçues pour fournir une immunité passive temporaire). C'est là la façon dont ils comprennent le commandement de Dieu de 's'abstenir du sang'. Ils déduisent que sa loi donnée en Israël requérait que le sang soit retiré d'une créature et soit 'versé sur le sol'. (Deutéronome 12 : 22-24) Pourquoi est-ce important? Bien, pour préparer la gammaglobuline, les facteurs de coagulation à base de sang, et ainsi de suite, requièrent que le sang soit cueilli et transformé. De là le fait que quelques chrétiens rejettent de tels produits, tout comme ils rejettent les transfusions de sang complet ou de ses quatre composés principaux. Leur position sincère, consciencieuse devrait être respecter."

"D'autres chrétiens en décident autrement. Eux aussi refusent les transfusions de sang complet, les globules rouges, les globules blancs, les plaquettes ou le plasma. Malgré cela, ils peuvent permettre à un médecin de les traiter avec une fraction extraite d'un des composés principaux. Même là, il peut y avoir des différences. Un chrétien peut accepter une injection de gamma globuline, mais il pourra ou non accepter une injection contenant quelque chose extrait de globules rouges ou blancs. En général, cependant, qu'est-ce qui peut amener un chrétien à conclure qu'il peut accepter des fractions du sang? " [C'est nous qui soulignons]

Il est clair que la Société a considéré les opinions déjà exprimées de Témoins de Jéhovah en formulant cette politique, parce que la Société démontre sa connaissance de telles opinions. Des termes semblables se trouvent sous une précédente rubrique 'Questions des lecteurs', indiquant encore une fois la disposition de la Société à considérer respectueusement les suggestions sincères offertes dans le but de changements ou les requêtes d'éclaircissement.4

Cette sous-section a démontré qu'il est approprié pour des personnes étant Témoins de Jéhovah, d'écrire à la Société pour faire des suggestions sérieuses qui ont été formulées après considération minutieuse et dans la prière. Cela fut montré dans le contexte de la doctrine sur le sang. Cette doctrine est particulièrement un sujet complexe, tel que démontré par les changements et les éclaircissements qui ont été faits périodiquement dans la compréhension des Témoins de Jéhovah portant sur la signification dans la pratique de l'expression 's'abstenir du sang'. Malheureusement, la position courante de la doctrine sur le sang semble être quelque peu arbitraire en ce qu'elle permet l'utilisation médicale de n'importe quels composants sanguins à l'exception des quatre formes intactes des fractionnements 'primaires' - globules rouges sanguins, globules blancs sanguins, plaquettes et plasma complet. Toutefois, l'utilisation de ces préparations faite de n'importe quel ou de tous ces constituants est maintenant permise comme étant une question de conscience. Donc, en effet, n'importe quelles ou toutes les parties du sang peuvent être utilisées dépendant seulement de la façon dont elles sont préparées. L'article soulève cette question : "Si quelque médication que ce soit devant être prescrite peut être faite de plasma sanguin, de globules rouges ou blancs ou de plaquettes, demandez-vous : (...) Quelle quantité de cette médication dérivée du sang devrait-elle être administrée, et de quelle façon?" Ensemble, la question et la réponse indiquent que les individus doivent décider pour eux-mêmes s'ils peuvent accepter un traitement qui implique l'utilisation de quelque composant sanguin particulier. C'est une décision qui semble inclure la prise en considération de la quantité d'une fraction primaire incluse dans le traitement.

Un résultat de la politique révisée au sujet du sang est que, parce que toutes les parties du sang, dans une forme ou une autre ( par exemple : les préparations d'hémoglobine), peuvent être utilisées par les Témoins de Jéhovah il ne peut y avoir d'arguments soulevés à savoir qu'ils sont protégés des maladies transmises par le sang. Étant donné que la parole de Dieu ne change pas et que "toute Écriture est utile..." (2 Timothée 3 : 16) il est quelque peu inhabituel que la position courante de notre compréhension du décret apostolique disant de 's'abstenir du sang' soit plus déterminée par la science médicale que par les Écritures. La solution à ce dilemme peut seulement être trouver par le réexamen des Écritures elle-mêmes, comme nous le faisons dans les sous-sections suivantes.

(b) LE DÉCRET APOSTOLIQUE DISANT DE "S'ABSTENIR DU SANG"

Le texte du décret apostolique, comme il est appelé, se trouve en Actes 15:29, avec une introduction en Actes 15:20 et une référence ultérieure en Actes 21:25. Actes 15:28, 29 se lit comme suit :

"Car l'esprit saint et nous-mêmes avons jugé bon de ne pas vous ajouter d'autre fardeau, si ce n'est ces choses-ci qui sont nécessaires : vous abstenir des choses qui ont été sacrifiées aux idoles, et du sang, et de ce qui est étouffé, et de la fornication. Si vous vous gardez soigneusement de ces choses, vous prospérerez. Portez-vous bien!"

L'occasion pour la publication du décret apostolique était de décider si oui ou non les chrétiens gentils devaient se soumettre à la circoncision tel que requise par la loi mosaïque. Le décret en résultant requière que tous les chrétiens s'abstiennent de quatre choses : de la nourriture offerte aux idoles, du sang, de la viande étouffée et de la fornication. De la confusion a entouré ce décret parce que la loi mosaïque interdisait elle aussi ces choses. En particulier, nous pouvons penser que certaines lois alimentaires des Juifs furent simplement transmises aux chrétiens. Cependant, la Société fait ressortir clairement le point que le décret apostolique était basé sur des normes qui existaient avant la loi mosaïque et qui s'appliquaient à toute l'humanité :

Extrait tiré du livre Unis dans le culte du seul vrai Dieu, page 149 :

La loi mosaïque - Que représente-t-elle pour vous?

8 Au premier siècle, lorsque la question portant sur l'application de la loi mosaïque aux chrétiens non juifs lui fut soumise, le collège central qui siégeait à Jérusalem rendit une décision conforme à ces faits. Il reconnut en effet que Jéhovah n'avait pas demandé aux croyants non juifs d'accomplir les oeuvres requises par la loi mosaïque avant de daigner leur accorder l'esprit saint. Certes, le collège central énuméra bien parmi les "choses nécessaires" certaines interdictions qui figuraient aussi dans la Loi. Toutefois, ces commandements-là étaient fondés sur le récit que la Bible fait d'événements antérieurs à la promulgation de la Loi. Dès lors, ce collège n'imposait nullement aux chrétiens non juifs le devoir de se conformer à tout ou partie de la loi mosaïque. En revanche, il confirmait des principes qui étaient déjà reconnus avant Moïse. - Actes 15:28, 29; voir Genèse 9:3, 4; 34:2-7; 35:2-5.

Le concile apostolique plus généralement avait à décider si des pratiques particulières aux Juifs s'appliquaient aux chrétiens. Ainsi, le décret apostolique se prononçait sur des sujets qui auraient pu être désorientant pour les gentils mais pas pour les chrétiens juifs. La principale discussion portait sur le fait à savoir si oui ou non les chrétiens gentils devaient être circoncis. Le résultat fut qu'ils n'eurent pas besoin de se faire circoncire, mais que certaines "choses nécessaires" étaient requises des chrétiens gentils. Vraisemblablement, les chrétiens gentils reconnaissaient que de telles choses comme le mensonge ou le vol étaient mauvaises, basé sur ce qui peut être appelé la "loi naturelle" et sur les enseignements de Jésus. Cependant, plusieurs peuvent avoir été non familier avec les éléments de la loi noachite. En conséquence, le décret apostolique mettait l'emphase, entre autres choses, sur les éléments essentiels de la loi noachite concernant le sang.5

Que le décret apostolique ne soit pas basé sur la loi mosaïque est évident à la lumière de textes tel que celui-ci :

Actes 15:7-11: "Or, après qu'une grande discussion fut survenue, Pierre se leva et leur dit : "Hommes, frères, vous savez bien que dès les premiers jours Dieu a fait [son] choix parmi vous, pour que, par ma bouche, les gens des nations entendent la parole de la bonne nouvelle et qu'ils croient ; et Dieu, qui connaît le cœur, a rendu témoignage en leur donnant l'esprit saint, comme il l'a fait aussi pour nous. Et il n'a fait aucune distinction entre nous et eux, mais il a purifié leur cœur par la foi. Maintenant donc, pourquoi mettez-vous Dieu à l'épreuve en imposant sur le cou des disciples un joug que ni nos ancêtres ni nous n'avons été capables de porter? Au contraire, nous espérons être sauvés par la faveur imméritée du Seigneur Jésus de la même manière que ces gens-là aussi'."

Actes 15:13, 14: "Après qu'ils eurent cessé de parler, Jacques répondit et dit :'Hommes frères entendez-moi, Syméon a raconté minutieusement comment Dieu, pour la première fois, s'est occupé des nations pour tirer d'entre elles un peuple pour son nom."

Ces passages montrent indubitablement que le décret apostolique n'était pas basé sur les dispositions de la loi mosaïque. Entre autres choses, ils révèlent que Jéhovah avait déjà accepté comme adorateurs ceux qui ne se conformaient pas à la loi mosaïque. Comme Pierre le reconnaît, "[Dieu] ne fait pas de distinction du tout entre nous et eux." Jéhovah ne fit pas de distinctions entre les Juifs chrétiens, qui dans une grande mesure se conformaient aux bases de la loi mosaïque et les convertis gentils qui ne le faisaient pas. Puisque Dieu lui-même continuait à accorder l'esprit saint à de tels convertis provenant de la gentilité, il devenait évident que la conformation aux dispositions de la loi mosaïque n'était pas nécessaire pour les chrétiens.

Les Écritures grecques chrétiennes, spécialement les écrits de Paul, c'est à dire ceux cités plus haut, indiquent aussi que les chrétiens ne sont pas liés par quelque partie que ce soit de la loi mosaïque. La Société a abondamment fait ressortir ce point clairement. Comment, donc, concluons-nous que le décret apostolique est basé sur la loi noachite?

En réponse à la reconnaissance que les chrétiens n'étaient pas tenus à se conformer aux dispositions de la loi mosaïque, Jacques émit le premier ce que nous appelons aujourd'hui le décret apostolique, qui contient la disposition de "s'abstenir du sang". Les remarques suivantes de Jacques accompagnent sa déclaration en Actes 15:19-21:

"Ma décision est donc de ne pas inquiéter ceux des nations qui se tournent vers Dieu, mais de leur écrire de s'abstenir des choses qui ont été souillées par les idoles, et de la fornication, et de ce qui est étouffé, et du sang. Car, depuis les temps anciens, Moïse a eu dans une ville après l'autre des gens qui le prêchent, parce qu'on le lit à haute voix dans les synagogues à chaque sabbat."

Il est notable que Jacques associait le décret apostolique avec les écrits de Moïse. Certainement que la loi mosaïque fait partie de ces écrits, mais nous avons déjà vus que cette portion des écrits de Moïse n'est pas applicable aux chrétiens. Les écrits de Genèse à Deutéronome sont attribués à Moïse (comme de raison, Moïse écrivait sous inspiration) et une bonne part de ces écrits sont séparés de la loi Mosaïque. En particulier, le livre de la Genèse n'a rien à voir du tout avec la loi mosaïque. Significativement, la seule partie des écrits de Moïse à part ceux de la Loi qui mentionne l'interdiction de l'utilisation du sang se trouve en Genèse chapitre 9, dans la loi noachite. Parce que cette partie des écrits de Moïse contient la seule mention de l'interdiction impliquant le sang en dehors de la loi mosaïque, et parce que Jacques indiquait que les écrits de Moïse étaient la source du décret apostolique, nous devons conclure que la loi noachite est la base du décret apostolique de "s'abstenir du sang et des choses étouffées".

La Société a depuis longtemps soutenu que le décret apostolique de "s'abstenir du sang et des choses étouffées", était basé sur la loi noachite tel que nous la trouvons en Genèse 9:3, 4. Aussi, la Société a soutenu que le décret apostolique n'était pas basé sur les dispositions de la loi Mosaïque.

La prochaine section examine la loi noachite en détail avec pour but de développer une claire compréhension de ce que signifie l'expression disant de "s'abstenir du sang".

(c) LA LOI NOACHITE

Noé et sa famille furent les seuls survivants d'une époque dans laquelle la vie était considérée comme banale, de peu de valeur, plutôt que sacrée. (Voir : Genèse 6:4, 5, 11, 13) Pendant le déluge, Noé et sa famille furent témoins, aux premières loges, de l'extermination d'humains et d'animaux à une échelle sans précédent, et tout cela aux mains de Dieu. Considérant les sentiments historiques de l'humanité concernant la vie et le fait que la famille de Noé venait d'être témoin d'une extermination si massive, il devient facile de voir pourquoi Dieu aborderait spécifiquement le caractère sacré de la vie, qu'il communiquât à Noé en tant que patriarche de ceux qui étaient vivants et de ceux qui viendraient à naître. Ne voulant pas que la vie devienne encore à être considérer comme moins que sacré, Dieu institua des mesures qui de par leur conception rappelleraient à l'humanité le caractère sacré de la vie. Dieu a toujours considéré la vie comme sacrée. Bien que la Bible indique que Jéhovah avait fait allusion à une occasion précédente au caractère sacré de la vie, avec la loi noachite Il promulguait cette loi pour la première fois, incluant des interdictions, qui avertissait effectivement l'homme de Sa volonté et de Son point de vue sur la vie, c'est à dire, qu'elle est sacrée. Avec Sa loi donnée à Noé, Jéhovah décrétait que l'humanité devait considérer la vie avec ce même point de vue élevé. Sa disposition comportant même le respect de la vie d'animaux pris ou tués pour de la nourriture, en ne mangeant pas leur sang, met l'emphase du point de vue de Jéhovah sur ce sujet.

Puisque la loi noachite fut donnée à l'humanité par l'entremise de Noé, il n'y a pas d'indication dans les Écritures que Dieu a révoqué ses interdictions au sujet du sang. Par conséquent, nous devons conclure que Jéhovah s'attend toujours à ce que ces principes soient observés. En harmonie avec ce que la Société enseigne, à savoir que la loi noachite était un commandement s'adressant à toute l'humanité qui n'a jamais été révoqué :

Tiré du livre Étude Perspicace, vol. 2, page 893 :

À qui l'interdiction de manger le sang s'applique-t-elle?

"Après le déluge, Jéhovah autorisa Noé et ses fils à ajouter la viande animale à leur alimentation, mais avec l'ordre impérieux de ne pas manger de sang (Gn 9:1, 3, 4). Dieu formulait là une prescription qui ne s'appliquait pas seulement à Noé et à sa famille proche, mais à tous les humains désormais, puisque tous ceux qui vécurent depuis le déluge descendent de la famille de Noé.

Cette déclaration a des conséquences de longue portée, n'importe quel code de loi divin donné ultérieurement à l'humanité ou à une partie de l'humanité (c'est à dire, la loi mosaïque à Israël) doit être conséquent avec la loi noachite. Comme de raison, de telles lois peuvent contenir des restrictions qui vont au-delà de celles que nous trouvons dans la loi noachite, mais à moins que Dieu abroge la loi noachite, de telles nouvelles lois ne pourraient pas chapeauter ou annuler la loi de Jéhovah qu'il a donné à Noé. Nulle part la Bible indique-t-elle une telle abrogation de la loi noachite.

Ensuite nous examinerons la déclaration qui se trouve en Genèse 9:4:

"Seulement la chair avec son âme - son sang - vous ne devez pas la manger."

Il est clair que le texte de Genèse 9 :4 ne s'avère pas être une interdiction absolue portant sur le fait de manger le sang lui-même, puisque toutes les applications ultérieures de celle-ci dans la Bible ne suggèrent pas qu'un animal avait à être complètement drainé de son sang pour pouvoir être considérer comme adéquatement saigné. Au contraire, l'animal avait à être simplement saigné jusqu'à ce que le flux s'arrête, ce qui signifie qu'une quantité substantielle de sang se trouvait toujours dans la carcasse et qu'elle était ultérieurement consommée. Considérant le contexte de la loi noachite (le caractère sacré de la vie), nous pouvons voir pourquoi le fait de manger le sang restant n'était pas du tout un problème, parce que le geste de saigner raisonnablement l'animal tué faisait en sorte de toujours rappeler à Noé et à l'humanité le caractère sacré de la vie.

Parce que la loi noachite n'est pas une interdiction absolue de manger du sang, il est important de comprendre ce qu'elle interdit spécifiquement. Le texte de Genèse 9:1-7 se lit comme suit :

"Puis Dieu bénit Noé et ses fils et leur dit: 'Soyez féconds, et devenez nombreux, et remplissez la terre. Et une crainte de vous et une terreur de vous continuera d'être sur toute créature vivante de la terre et sur toute créature vivante des cieux, sur tout ce qui se meut sur le sol et sur tous les poissons de la mer. Ils sont maintenant livrés en votre main. Tout animal qui se meut [et] qui est vivant pourra vous servir de nourriture. Comme pour la végétation verte, oui je vous donne tout cela. Seulement la chair avec son âme - son sang - vous ne devez pas la manger. D'autre part, votre sang de vos âmes, je le redemanderai; et, de la main de l'homme, de la main de chacun qui est son frère, je redemanderai l'âme de l'homme. Quiconque verse le sang de l'homme, par l'homme son sang sera versé, car à l'image de Dieu il a fait l'homme. Quant à vous, soyez féconds et devenez nombreux, faites que la terre pullule de vous et devenez nombreux sur elle'."

Avec ces paroles Dieu, pour la première fois donnait à l'humanité la permission de tuer les animaux et de manger leur chair. La seule condition était que le sang de telles créatures ne devait pas être manger avec la chair. Cela requérait que le sang d'un animal soit raisonnablement drainé avant de manger la chair. Toutefois, le texte parle seulement d'animaux tués par la main de l'homme pour servir de nourriture. En ce qui concerne les animaux, le texte dit, "Ils sont maintenant livrés en votre main. " et " tout animal qui se meut [et] qui est vivant pourra vous servir de nourriture. " et, " Seulement la chair avec son âme - son sang - vous ne devez pas la manger. " Clairement, ces textes parlent d'animaux qui sont tués pour servir de nourriture. Par conséquent, les interdictions données à Noé avaient seulement quelque chose à voir avec le fait de manger le sang d'animaux tués pour servir de nourriture. L'interdiction ne s'appliquait pas à plus que cela, et elle était applicable à toute l'humanité. Y a-t-il un support textuel explicite pour étayer cette conclusion?

La réponse à cette question est affirmative, comme nous le verrons dans la prochaine sous-section, à l'aide de comparaisons d'aspects importants des lois mosaïque et noachite.

(d) LA LOI MOSAÏQUE

Les dispositions de la loi mosaïque à l'égard du sang peuvent être résumées simplement : Les Juifs ne devaient pas manger du sang sous quelque forme que ce soit, que ce sang soit mangé directement ou qu'il soit resté dans les carcasses d'animaux morts d'eux-mêmes. Cependant, la loi contenait une disposition spéciale à propos de ce qu'il y avait à faire avec des animaux trouvés morts, c'est à dire, des animaux morts par accident ou par vieillesse, ayant été tués par un autre animal ou autrement morts d'eux-mêmes autant que pouvait le constater celui qui les découvraient. Comme nous l'avons vu plutôt dans cet article, le texte qui se trouve en Deutéronome 14:21. Ce texte dit:

"Vous ne devez manger aucun corps [déjà] mort. Tu peux le donner au résident étranger qui est dans tes portes, et il devra le manger; ou bien on peut le vendre à un étranger, car tu es un peuple saint pour Jéhovah ton Dieu."

Cette disposition de la loi mosaïque était destinée à ceux qui se trouvaient sous cette loi, mais la disposition elle-même impliquait de donner ou de vendre une carcasse qui n'avait pas été saignée aux "résidents étrangers" ou à "un étranger" pour qu'elle soit mangée. Parce que cela était une disposition de Jéhovah, et parce que les résidents étrangers et les étrangers étaient sous la loi noachite aux yeux de Dieu, cette écriture fournit un support textuel voulant que la loi noachite n'interdise pas de manger de la chair n'ayant pas été saigné et qui n'a pas été tuée pour servir de nourriture. En d'autres mots, la loi noachite interdit seulement de manger le sang d'animaux tués pour servir de nourriture. À moins que nous en concluions que Jéhovah s'était fait complice du bris de sa propre loi par ceux qui étaient sous celle-ci, nous devons arriver à aucune autre conclusion que celle que nous avons vue plus haut. Parce que la Bible dit que Dieu ne tentera pas qui que ce soit avec des choses mauvaises, alors, un tel concept s'avère être impossible. (Voir : Jacques 1:13)

Une distinction peut-elle être faite entre le sang d'une créature tuée pour servir de nourriture et celui d'une autre morte par elle-même? En fait, la Société enseigne qu'une telle distinction existe :

Tiré du livre Étude Perspicace, vol. 2, page 893-4 :

En Deutéronome 14:21, il fut permis de vendre à un résident étranger ou à un étranger un animal mort de lui-même ou qui avait été déchiré par une bête sauvage. Ainsi, une distinction était faite entre le sang de ces animaux et celui d'animaux qu'on abattait pour les consommer (voir Lv17:14-16).

Quelques-uns pourront minimiser la disposition de Deutéronome 14:21, en disant que ce que Dieu accordait aux gens des nations est sans rapport. Il est vrai que les gens des nations avaient toutes sortes d'idées en ce qui concerne le culte, incluant un vaste éventail de pratiques qui contrevenaient à la volonté de Dieu. Néanmoins, ces pratiques sont sans rapport avec la disposition en Deutéronome 14:21. Ce que nous sommes entrain de considérer est ce que Dieu exige de l'homme, non pas les actions ou les points de vue erronés de l'homme. Le texte de Deutéronome 14:21 communique une disposition de Dieu, pas la mauvaise conduite de la part des gens des nations. C'est le point de vue de Jéhovah qui est important, pas celui de l'homme. Le point de vue de Dieu était que ceux appelés "résident étranger" et "étranger" en Deutéronome 14:21 étaient responsables selon et sous la loi noachite. Étant donné que Jéhovah n'encouragerait pas qui que ce soit à contrevenir à Ses lois, nous devons conclure que la loi noachite n'empêche pas l'homme de manger la chair non saignée d'animaux qui sont morts d'eux-mêmes.

Tel qu'écrit en Genèse 9:3, 4, Dieu interdit de manger le sang d'animaux que l'homme tue pour servir de nourriture. Parce que les animaux trouvés morts n'ont pas été tués par l'homme pour de la nourriture, l'interdiction noachite ne s'applique pas, même si une telle chair contient tout son sang. Cela indique que Genèse 9:1-7 ne se trouvait pas être l'institution par Dieu d'un quelconque caractère sacré concernant le sang, mais plutôt Dieu, par décret, communiquait son point de vue au sujet du caractère sacré de la vie. La vie était la question sacrée communiquée à Noé, pas le sang. Les interdictions à propos du sang servent seulement à communiquer un point de vue élevé au sujet de la vie, même la vie animale. Si la vie n'était pas prise, aucunes interdictions de la loi noachite était applicable. Encore là, cette conclusion est illustrée dans la disposition donnée par Dieu qui se trouve en Deutéronome 14:21.

Ayant établi que le décret apostolique était basé sur la loi noachite et ayant clarifié les aspects de la loi noachite apparentés avec notre sujet, nous nous trouvons avec une autre question restante: En principe, est-il légitime d'utiliser les principes de la loi mosaïque pour essayer de jeter une lumière additionnelle sur la signification de l'expression "s'abstenir du sang'" tel qu'utilisée dans le décret apostolique? Pour répondre à cette question nous devons en premier comprendre la fondation pour les lois concernant le sang contenues dans la loi mosaïque. Comme nous l'avons vu, parce que la loi noachite avait été donnée à toute l'humanité, les lois légitimes ultérieures ne peuvent l'annuler à moins que Dieu abroge la loi noachite, ce qui ne s'est pas produit. Au contraire, si des lois relatives au sang ont été adoptées, nous devrions nous attendre à ce que la loi noachite soit pleinement incorporée dans ces nouvelles lois. La loi mosaïque en est un exemple.

La loi mosaïque traitait de sujets allant bien au-delà de la loi noachite. Néanmoins, la loi noachite était incorporée dans la loi mosaïque, laquelle contenait des interdictions relatives au meurtre et de l'utilisation du sang. En plus de seulement incorporer les dispositions de la loi noachite, la loi mosaïque contenait des exigences additionnelles au sujet du sang. Par exemple, la loi mosaïque requérait des Israélites de verser le sang sur le sol, sans l'utilisé pour quoi que ce soit d'autre. La loi noachite ne comportait pas une telle disposition. Noé s'était seulement fait dire qu'il ne pouvait pas le manger. Il était libre d'utiliser le sang d'autres manières. Aussi, la loi mosaïque interdisait à ceux qui vivaient sous celle-ci de manger n'importe quelle sorte de sang, mais comme nous l'avons vu ceux sous la loi noachite pouvait manger un peu de chair non saignée selon une disposition de Jéhovah. Encore là, nous voyons que les exigences au sujet du sang étaient plus élevées pour ceux vivant sous la loi mosaïque que pour les autres. (Voir : Lévitique 17:10)

La Société, elle aussi, enseigne que ceux sous la loi mosaïque étaient tenus à des normes plus élevées au sujet du sang que les autres :

Tiré du livre Études Perspicace, Vol, 2, 893-4 :

"En Deutéronome 14:21, il fut permis de vendre à un résident étranger ou à un étranger un animal mort de lui-même ou qui avait été déchiré par une bête sauvage. Ainsi, une distinction était faite entre le sang de ces animaux et celui d'animaux qu'on abattait pour les consommer (voir Lv 17:14-16). Les Israélites, tout comme les résidents étrangers qui adhéraient au vrai culte et se plaçaient sous l'alliance de la Loi, étaient obligés de suivre les exigences élevées de cette Loi. Les hommes de toutes les nations étaient liés par l'exigence de Genèse 9:3, 4, mais, à ceux qui étaient sous la Loi, Dieu imposait, par le respect de cette exigence, une norme plus élevée qu'aux étrangers et résidents étrangers qui n'étaient pas devenus ses adorateurs."[C'est nous qui soulignons]

La loi mosaïque pouvait et a introduit des normes plus élevées, au sujet de la façon dont était utilisé le sang, plus élevées que les exigences contenues dans la loi noachite. Naturellement, la question soulevée est celle-ci, pourquoi une norme plus élevée? Les lois de Dieu ne sont-elles pas toutes parfaites? Qu'est-ce qui est différent au sujet de la loi mosaïque et qui requière une norme plus élevée que la simple interdiction originalement donnée par l'entremise de Noé? La réponse se trouve dans la loi mosaïque elle-même. Notez dans le texte suivant que la raison pour les interdictions au sujet du sang est mentionnée :

Lévitique 17:10-12 :

"Quant à tout homme de la maison d'Israël ou à tout résident étranger qui réside comme étranger au milieu de vous, qui mange n'importe quelle sorte de sang, oui je tournerai ma face contre l'âme qui mange le sang et je la retrancherai bel et bien du milieu de son peuple. Car l'âme de la chair est dans le sang, et moi je l'ai mis pour vous sur l'autel, pour faire propitiation pour vos âmes, car c'est le sang qui fait propitiation par l'âme [qui est en lui]. C'est pourquoi j'ai dit aux fils d'Israël : 'Nulle âme d'entre vous ne doit manger du sang et nul résident étranger qui réside comme étranger au milieu de vous ne mangera du sang'." [C'est nous qui soulignons]

Notez que Dieu indiquait la raison de l'interdiction pour le sang qui était unique à la loi mosaïque. La raison comportait deux volets, signifiant que deux choses qui étaient combinées expliquaient la raison de l'interdiction. Le texte ci-dessus rappelle à Israël l'utilisation figurative du sang de la loi noachite, que celui-ci représente la vie. Aussi, Israël était informé de l'utilisation sacrée du sang, la seule utilisation du sang permise pour Israël sous la loi mosaïque : Le sang devait être utilisé pour des sacrifices sacrés de rachat. Les normes pour Israël étaient plus élevées parce que, en ajout au mandat noachite existant, la loi mosaïque stipulait qu'Israël devait utiliser le sang seulement pour la fonction sacrée des sacrifices de rachat. Lorsque pour la première fois Jéhovah a combiné une utilisation spéciale, sacrée du sang, avec la loi noachite, le résultat en fut une norme plus élevée pour ceux qui en venaient à être sous la loi mosaïque. Cela n'implique pas que la loi noachite avait été chapeautée, mais simplement que ces normes différentes et plus élevées étaient requises d'Israël. Il est requis de l'humanité en général qu'elle se conforme à la loi noachite, mais pas aux normes plus élevées de la loi mosaïque, comme nous l'avons vu dans le texte de Deutéronome 14:21.

Nous avons vu qu'en ce qui concerne le sang, la loi mosaïque exigeait de ceux qui vivaient sous ses principes des normes plus élevées que celles de la loi noachite sous laquelle vit le reste de l'humanité. Ainsi, nous sommes maintenant en position de répondre à la question soulevée plutôt, question portant sur la légitimité d'utiliser la loi mosaïque pour amplifier la signification du décret apostolique. Nous concluons qu'il n'est pas légitime d'utiliser les dispositions de la loi mosaïque au sujet du sang comme principe pour le reste de l'humanité. De l'aveu général, les normes de Dieu étaient plus élevées pour les individus vivant sous la loi mosaïque. Si nous appliquions alors ces normes élevées à l'appel du décret apostolique de "s'abstenir du sang", nous dirions donc que de décret est basé sur la loi mosaïque plutôt que sur la loi noachite. Nous serions donc entrain de dire que le décret apostolique est basé sur des normes que Dieu donnât à Moïse plutôt que sur les normes existant avant Moïse. Une telle conclusion est contraire à ce que les Écritures indiquent et à certaines conclusions et raisonnements fondamentaux publiés par la Société.

La dernière section maintient que c'est la seule conclusion à laquelle nous pouvons arriver.

3. CONCLUSION : LE DÉCRET APOSTOLIQUE N'INTERDIT PAS LES TRANSFUSIONS SANGUINES

La Société a souvent utilisé des principes extraits de la loi mosaïque pour appuyer le fait que le décret apostolique fournisse suffisamment d'éléments pour interdire les transfusions sanguines. Cependant, la discussion ci-haut a clairement montrée que le décret apostolique ne contient pas de dispositions de la loi mosaïque. Il a été démontré que la Société soutient que le décret apostolique de "s'abstenir du sang" est basé exclusivement sur la loi noachite et non pas sur des dispositions ou des élargissements de la loi mosaïque. Parce que la loi mosaïque ne peut pas annuler quelques aspects que ce soit de la loi noachite, qui fut donné à toute l'humanité, il est clair que les utilisations du sang énoncées par Dieu en Deutéronome 14:21 doivent se conformer rigoureusement à la loi noachite. Est-ce que le décret de "s'abstenir du sang" interdit alors aux chrétiens de donner du sang dans le but de sauver des vies via les transfusions sanguines ou d'accepter du sang ainsi donné? La réponse doit être : "Non."

La raison pour cette conclusion est simple. Tuer des gens ou des animaux n'est pas la façon dont le sang est obtenu pour servir aux utilisations médicales. Ce sang est plutôt donné volontairement. Il y a une différence fondamentale entre prendre le sang en tuant et accepter le sang provenant d'un don. Ici, la différence fondamentale est amplifiée parce que dans le cas du sang donné, une vie peut être sauvée avec, simultanément, le fait qu'aucune perte de vie en résulte de quelque façon que ce soit. La loi noachite interdit seulement aux humains de manger du sang de la chair qui a été tuée dans le but de manger. La question à savoir si le sang transfusé fournit un apport alimentaire, c'est à dire, est-ce de la " nourriture? " devient un non-problème parce que le sang transfusé pour sauver une vie humaine n'est pas obtenu en prenant la vie, c'est à dire, en tuant.

Pareillement, les considérations de santé sont sans aucuns rapports pour décider si oui ou non les transfusions sont acceptables pour les chrétiens. Selon la politique actuelle de la Société, l'acceptation de produits dérivés préparés à partir du sang ou de ses quatre composés "primaires"6 est une question de conscience. Ceux qui acceptent en toute bonne conscience de tels produit dérivés ne seront pas, par conséquent, protégés de quelques risques de santé associés à l'utilisation médicale du sang. Comme avec toutes les procédures médicales, les risques découlant de l'acceptation de recevoir des produits dérivés du sang, peut inclure des problèmes significatifs de santé et même la mort. D'un autre côté, des risques comparables peuvent aussi être associer avec le refus de tels traitements médicaux. L'inapplicabilité des questions de santé d'un point de vue scripturaire plutôt que médicale est davantage accentuée par le fait que la loi noachite permettait à l'humanité de manger de la chair. Manger de la viande a toujours présenté des risques notoires de santé dépendants de la préparation ou de la sélection de la viande. Comme la Société l'a souvent fait remarquer, les décisions à propos du régime alimentaire et des soins de santé dans des domaines où la Bible ne fait pas de commentaires spécifiques, sont mieux d'être laisser à la conscience individuelle après une considération prudente de l'information disponible.6,7

Quelques-uns ont spéculé à propos de la façon dont les premiers chrétiens auraient réagis à l'idée d'accepter une transfusion de sang donnée pour sauver la vie. Puisque les premiers chrétiens n'avaient aucuns moyens de littéralement transfuser le sang comme cela se fait aujourd'hui, nous n'avons aucuns moyens de répondre à cette question à l'aide de textes bibliques. Néanmoins, les questions valables sont celles-ci : "Quelle est la chose mentionnée dans les Écritures qui ressemble le plus aux transfusions sanguines médicales des temps modernes, et était-ce interdit?" À cette époque les chrétiens avaient une façon de donner leur sang pour sauver une vie, mais par le biais d'une transfusion : ils pouvaient volontairement sacrifier leur vie pour permettre que vive une autre personne. Cela signifiait littéralement de se départir de leur âme - leur sang - au bénéfice d'une autre personne. Non seulement de tels dons étaient-ils faits, ils étaient acceptés et même attendus, même si le prolongement de la vie était temporaire. (Jean 15:13) Incontestablement, l'exemple le plus remarquable de ce principe a été le propre sacrifice de Jésus, avec l'exception que le sacrifice de Jésus fournit le moyen d'obtenir la vie éternelle plutôt qu'un prolongement temporaire.

Puisque à date les conclusions de la Société ne correspondent pas à celles auxquelles nous en sommes arrivées, comme nous l'avons noté au début de cet article, les commentaires publiés par la Société supportent les conclusions auxquelles en arrivent ce travail. En fait, nous aboutissons à notre conclusion finale en suivant précisément les propres enseignements de base de la Société. Étant donné l'état courant de complexité des recommandations de la société au sujet du sang, une considérable simplification pourrait être accomplie en alignant notre point de vue sur le caractère sacré du sang à l'aide des Écritures plutôt que ce soit les changements médicaux qui nous forcent continuellement à faire des réévaluations à ce sujet. En tant que chrétiens notre guide concernant les questions spirituelles devrait être les Écritures plutôt que la science médicale.

L'intention de cet article est de fournir une base pour que la Société exécute une révision scripturaire en profondeur de la doctrine sur le sang. Comme nous l'avons fait remarquer, la Société est ouverte à la considération de suggestions provenant d'individus Témoins de Jéhovah pour un changement. Cela pourrait être au mieux accompli en écrivant à la Société en exprimant son opinion personnelle sur la politique au sujet du sang et du matériel se trouvant ici, si le lecteur considère que celui-ci est valable. Devriez-vous écrire à la Société pour lui communiquer une suggestion favorable au changement? Cette question peut et devrait être répondue seulement par chaque personne individuellement.

________________________

Auteurs : Anonymes8

NOTES ET RÉFÉRENCES

* Les textes de la Watchtower que nous n'avons pas trouvé en français ont été traduit directement du texte anglais.

1. Toutes les Écritures sont tirées de la Traduction du monde nouveau.

2. Par exemple, est-ce que les chrétiens devraient retenir le principe de la loi au fait que certaines sortes de viande sont meilleures que d'autres, fondé en cela sur ses réglementations alimentaires? La vision de Pierre que nous trouvons en Actes 10:9-16, dans laquelle il se fait dire, " Toi, cesse d'appeler souillées les choses que Dieu a purifiées. ", montre que les tentatives de faire en sorte que les chrétiens se plient à des portions de la loi mosaïque, n'ont aucuns supports scripturaires.

3. 'Défini' dans le sens que les positions de la Société sur le sang, et les changements effectués, ont été le plus souvent communiqués par la rubrique 'Questions des lecteurs' plutôt que par des articles réguliers du périodique La Tour de Garde.

4. Voir, par exemple, La Tour de Garde, premier juin 1990 : "Est-ce que les Témoins de Jéhovah acceptent de recevoir les injections de fraction sanguine, tel que l'albumine ou la globuline immune? Quelques-uns les acceptent, croyant que les Écritures ne réglemente pas clairement l'acceptation d'une injection d'une petite fraction ou d'un composé tiré du sang. [C'est nous qui soulignons]

5. La Société enseigne explicitement que l'interdiction des 'choses étranglées' dans le décret apostolique remonte à la loi noachite. L'ouvrage Étude Perspicace vol-2 894 déclare :"Fondamentalement, ce décret repose sur l'ordre de ne pas manger de sang, tel que Dieu le donna à Noé et à ses fils, et, partant, à toute l'humanité. À ce propos, Sir Isaac Newton a écrit ce qui suit dans Chronologie des anciens royaumes corrigée (Paris, 1728) : "Cette Loi [sur l'interdiction du sang] est plus ancienne que Moïse, ayant été donnée à Noé et à ses enfants longtemps avant Abraham. C'est pourquoi, quand les Apôtres et les Anciens déclarèrent dans le Concile de Jérusalem que les Gentils étaient affranchis de la Circoncision et de l'observation de la Loi de Moïse, ' ils en exceptèrent le précepte de s'abstenir du sang et des chairs étouffées ', comme étant une loi antérieure, imposée non seulement aux enfants d'Abraham, mais à toutes les Nations, pendant qu'elles vivaient ensemble dans le pays de Sennaar [Shinéar], sous la domination de Noé. La Loi qui défend les viandes offertes aux Idoles et la fornication passe pour être de même date. " - Cité dans Écrits sur la religion, par Isaac Newton, traduit par Jean-François Baillon, Paris, 1996, p. 77.

6. Voir, La Tour de Garde, 15 juin 2000, rubrique 'Questions des lecteurs', pages 29-31.

7. Voir, par exemple, 'The Watchtower', 15 juin 1982, "Good Health" and Christian Reasonableness", pages 25-29.

8. Ayant à l'esprit la norme de la Société de laisser l'information et le raisonnement présentés leurs propres mérites, les auteurs de ce document choisissent de rester anonymes. L'attention est ainsi concentrée sur l'information, qui est conçue pour honorer Jéhovah, plutôt que sur un homme quel qu'il soit. Cela est dans l'esprit de ce que disait frère Russell il y a déjà un siècle : " C'est la vérité plutôt que son serviteur qui doit être honorée et proclamée. Il y a beaucoup trop de propensions à créditer le prédicateur pour la vérité, oubliant que toute vérité vient de Dieu, qui utilise un serviteur ou un autre dans sa proclamation comme cela lui plaît. " (Voir 'The Watchtower, premier février 1991, page 12, par. 14 ; et 'Awake!' 22 octobre 1989, page 20.)



Copyright (C) 2002, Timothy B. Kline, morloc.com, Pathways Online
All Rights Reserved.

For more information about this site or for someone to talk to about issues that you might be facing, please feel free to contact me:

Contact: morloc@morloc.com